La voix, le handpan, la calebasse et le Ngoni — la harpe africaine. Une soirée de musique live où l’on ne reste pas longtemps spectateur.
Un concert-cérémonie participatif, dans un atelier d’artiste du 20e arrondissement de Paris. Vous êtes assis au sol, à quelques pas des instruments. La musique commence doucement — et à un moment de la soirée, c’est votre voix qui répond.
Ce sont des concerts intimistes, à petite jauge : on y est en tout petit comité, à taille humaine — jamais dans une salle, toujours dans une pièce.

Ce n’est pas tout à fait un concert, pas tout à fait une cérémonie. La soirée respire en deux temps qui alternent : des moments où l’on se laisse simplement traverser, et des moments où le public devient une partie de la musique.
Les chansons se disent en français et en langues du monde — swahili, sanskrit. Les instruments acoustiques y croisent les machines : le handpan, la calebasse, le Ngoni, et une voix qui passe de la soul au chant lyrique dans la même phrase. David parle d’une musique électro-organique : les machines sont là, mais la musique a gardé un corps.
Entre les morceaux, il parle. De vulnérabilité masculine, de spiritualité, d’amour — de ces choses qui sont au cœur de l’humain et qu’on n’entend pas souvent dire à voix haute, dans une pièce, par quelqu’un qui les assume.
Un profond voyage au cœur de soi.
Rien ne vous est demandé. Chanter est une invitation — on peut aussi passer la soirée à écouter, les yeux fermés.
Ce format est né sur de grandes scènes : des abbayes, des églises, des festivals. Au Nid, il se resserre. Le Nid est un atelier d’artiste du 20e arrondissement : du parquet ancien, de grandes verrières, des coussins et des sièges bas disposés en cercle, et les instruments posés là, au milieu, à portée de regard.
La jauge est volontairement petite. Le Nid n’est pas une salle de spectacle : c’est une pièce, et le nombre de places suit la pièce — pas l’inverse. Ces soirées se jouent donc en tout petit comité, à taille humaine. C’est un choix, pas une contrainte : personne n’est au fond, personne ne regarde de loin.
Ce resserrement change moins le contenu de la soirée que sa température. Dans une grande salle, chanter avec l’artiste demande un peu de courage. Ici, tout le monde s’entend, personne ne se cache, et la voix de la personne assise à côté de vous vous porte autant que la musique.
On se déchausse en entrant. On s’assoit par terre. Et très vite, il n’y a plus de scène.

Un moment de la soirée est consacré à la cymatique : ce qui arrive à l’eau quand on chante devant elle. David raconte comment la vibration sonore agit sur l’eau — et donc sur nous, qui en sommes faits pour l’essentiel. Puis il invite chacun à chanter quelques voyelles. À l’écran, en temps réel, une figure apparaît : l’empreinte de cette voix-là.
Ce moment a été filmé lors d’un concert : on y entend le public chanter, et on y voit la figure se dessiner à l’écran.
Le reste de la soirée avance de la même façon, par images et par échos. Des sons de nature et d’animaux ouvrent des paysages. Des vidéoprojections accompagnent les morceaux. Des phrases simples reviennent comme des refrains. Et régulièrement, l’artiste lance une ligne de chant que la salle lui renvoie.

Dans un coin de la pièce, une fontaine attend, son réservoir éclairé de bleu. Elle n’est pas là pour décorer : pendant le concert, le son qui remplit la salle est aussi envoyé, en direct, dans l’eau qu’elle contient. À la fin de la soirée, on remplit un gobelet — et on boit cette eau.
Un concert, d’ordinaire, on l’écoute. Celui-là, on peut aussi le boire.


Ce dispositif existe grâce à un partenariat avec AquaDyn Auroville et Rebirth Water Group, concepteurs de la fontaine Mélusine ↗ — un appareil bâti autour du son et de la lumière, dont ses concepteurs revendiquent le brevet. L’exemplaire installé au Nid a été spécialement modifié pour recevoir le signal audio du concert.
Sur la pancarte posée à côté, un seul mot fait office de mode d’emploi : « expérimente ». Rien ne vous est promis, rien ne vous est démontré : on vous tend un gobelet, et vous en faites ce que vous voulez — le boire, ou passer votre tour.
La même musique peut se jouer dans une couleur plus acoustique : les handpans acoustiques Yishama au premier plan, la voix, la calebasse et le N’Goni — et les machines qui s’effacent presque.
Ce n’est pas une autre soirée. C’est la même, tirée vers le métal nu, le bois et la peau : moins d’électronique, plus de résonance de la pièce.
Cette direction se cherche encore, et elle n’est pas annoncée date par date. Si c’est ce que vous venez chercher, dites-le nous : nous vous dirons ce qui est prévu pour la prochaine date.

Il arrive que la soirée accueille Iris Chasles, co-fondatrice de l’association, pour une danse de tournoiement : une silhouette qui tourne, longtemps, portée par la musique, jusqu’à ce que la pièce entière semble tourner avec elle.
Ce n’est pas au programme de chaque date. Quand c’est le cas, c’est annoncé.


Musicien, chanteur et compositeur français. Ses instruments de prédilection : la voix, le handpan, la calebasse et le Ngoni — la harpe africaine.
Batteur depuis l’âge de quatre ans, il obtient un prix de batterie avec mention très bien au Conservatoire National de Toulouse, puis se forme à la batterie, au chant et à l’improvisation vocale au collège de Jazz in Marciac. Son ambitus vocal de cinq octaves lui permet de voyager de la pop à la soul, du lyrique au gospel, de la chanson française au rap.
En 2012, il rencontre la calebasse et le Ngoni, et se met à explorer les sonorités et les rythmes africains. Après son passage dans l’émission The Voice (saison 11), il est invité pour un concert solo en Côte d’Ivoire.
Il collabore avec Neotone, dont il est ambassadeur du handpan électronique, et avec Yishama, fabricant de handpans d’exception.
Son intention : produire des musiques électro-organiques, qui mêlent instruments acoustiques, musique électronique et voix humaine. Un univers qu’il décrit comme « sensible, subtil, structuré, contenu par un sens du rythme millimétrique ». Trois mots pour le situer : soul française, African spirit, électro vibes.

La soirée puise dans ses compositions — l’album « L’Alliance du Phoenix », dix titres en deux opus — et dans quelques reprises, ramenées au handpan et à la voix.
Les titres suivis de s’écoutent ici même : le lecteur s’ouvre dans la page.
Cinq formules, empruntées au dossier de présentation du spectacle, pour dire ce que cette musique cherche :
Les titres ci-dessus s’écoutent ici en vidéo. Leurs versions studio, elles, vivent sur les plateformes : le profil Spotify de David Lesage réunit ses sorties et ses reprises, et les deux opus de « L’Alliance du Phoenix » sont réunis sur une même page chez son distributeur.
Le lecteur ne se charge qu’à votre demande : rien n’est envoyé à Spotify avant que vous n’appuyiez sur ce bouton.
Deux sélections tirées de ses propres playlists : les concerts filmés, et les handpans acoustiques Yishama. Chaque vignette ouvre le lecteur ici même — vous ne quittez pas cette page.
Vous pouvez écouter ce répertoire avant de venir — et repartir avec, après.
« L’Alliance du Phoenix » a demandé un an de création et il est 100 % auto-produit : dix compositions originales en deux opus, un album de reprises, le livret des paroles, une affiche A3 dédicacée. L’association le diffuse dans sa boutique, en téléchargement ou sur une clé USB en bois qui réunit les vingt-neuf titres. L’acheter, c’est financer directement la suite.
Ce que vous entendrez au Nid n’est pas un format de salon : c’est le répertoire que David Lesage joue ailleurs, sur de grandes scènes et dans des lieux de pierre. Près de soixante-dix dates depuis 2016, en France, en Hongrie, en Suisse, en Belgique, en Grèce et en Côte d’Ivoire.
Il est également passé par l’émission The Voice (saison 11). À Paris, on l’a entendu notamment sur la Péniche Anako — en voici un extrait, qui donne une idée de l’ambiance mieux que n’importe quelle description.

Le cercle est petit : on réserve à l’avance, en ligne.
L’adresse et les précisions vous parviennent avec votre confirmation de réservation.
D’autres dates, et tous les autres rendez-vous du lieu, sur l’agenda : les concerts au Nid · l’agenda complet.