« Apprendre les bases du rythme avec la calebasse, en s’amusant. »
Une calebasse posée au sol, deux œufs dans les mains, un cercle — et la pulsation qui se met à circuler. Une approche du rythme intégrative et joyeuse, qui passe par le corps autant que par l’esprit. Aucun prérequis musical : l’instrument est fourni, et on entre dans le rythme par la sensation avant d’y entrer par la théorie.
Utilisée dans le monde entier, la « gourde » est une plante grimpante dont le fruit creux, évidé et séché, donne la calebasse. Sa coque est si dure qu’elle autorise des usages tout à fait exceptionnels : en musique, on la retrouve dans la kora ou le ngoni, la harpe africaine.
En 2012, David Lesage la rencontre en la posant simplement par terre, sur une couverture. Il y découvre un son, une sensation — les infra-basses. Puis lui vient l’idée d’utiliser des œufs en plastique pour reproduire le charleston et la caisse claire. Une sorte de « batterie portative organique », au son électronique naturel, qu’il emmène partout dans son quotidien de musicien : dans la rue, en soirée, en concert, et jusque sur le plateau de The Voice en 2021.
Les calebasses de 46 cm de diamètre et plus, avec un bord épais de 1,5 à 2 cm, sont très rares à trouver — en Europe tout particulièrement. Celles que David utilise viennent d’Afrique de l’Ouest (Niger, Burkina Faso, Mali) et sont sélectionnées selon ses critères propres à la pratique du rythme. Chacune est retravaillée à la main par « Kamou », de Djoliba Percussions, qui affine le bord pour que la calebasse épouse exactement son tapis — c’est de là que vient ce son unique et puissant. Chacune est enfin pyrogravée au laser du logo Now Groove : les quatre éléments en mouvement, formant le cinquième, l’éther.
Un détail qui compte. La calebasse ne donne sa pleine puissance que sur un sol dur — béton, carrelage, pierre, bois plein — parce que le son naît de la pression de l’air entre la coque, le tapis et le sol. Sur l’herbe, la terre ou un plancher creux, les infra-basses ne sortent pas.
Comprendre le rythme, c’est pouvoir se situer dans l’espace et le temps. C’est pouvoir se donner des rendez-vous avec les autres, entrer en relation. Quand on comprend le rythme, on peut faire des propositions claires.
« Je t’invite à nous retrouver en cercle, te laisser guider par ma voix et goûter à une expérience joyeuse, en mettant soigneusement ton cerveau de côté pour rentrer simplement dans l’expérience de la sensation. »David Lesage
Bref… on va kiffer et groover ensemble.
Deux heures pour faire l’expérience du rythme à travers la calebasse, ton corps et ta voix. Au Nid, ces workshops se déroulent en petit comité : chacun a sa calebasse, et David peut passer auprès de chacun.
Les dates suivantes sont publiées dans l’agenda du Nid, avec l’ajout au calendrier et les autres rendez-vous du lieu : voir l’agenda du Nid.
Réservation et participation : contact@resonancesproductions.org. Le code du portail vous est communiqué avec votre confirmation d’inscription.
Et si on créait un groupe de pratique calebasse ?
Plusieurs personnes passées par mes ateliers m’ont dit la même chose : elles voulaient continuer. Pas seulement garder le souvenir d’un bel après-midi — une pratique qui s’installe, qui creuse, qui progresse. J’ai envie de leur répondre oui.
Alors je monte un groupe de pratique régulier à Paris : une progression dans la durée, à la fois collective et personnelle. On se retrouve au Nid, un workshop par mois, pendant un an. Le groupe se connaît, on ne repart pas de zéro à chaque fois — et c’est précisément là que le rythme devient autre chose qu’un exercice.
C’est ouvert à toute personne motivée et engagée sur la durée, quel que soit ton niveau. Débutant complet ou déjà à l’aise : ce qui compte, c’est l’envie d’avancer ensemble. Tu n’as pas besoin de posséder une calebasse, elle est fournie. Tu n’as pas besoin de savoir lire la musique. Tu n’as même pas besoin d’« avoir le rythme » — c’est exactement ce qu’on vient travailler.
Ce que je demande, en revanche, c’est l’engagement : un groupe de pratique ne tient que si les gens sont là. Le noyau existe déjà, il me manque environ quatre personnes pour lancer.
Et ce n’est qu’un début. Mon rêve, c’est de faire de cet espace un lieu vivant : une communauté autour du rythme et de cette approche de la musique, mais aussi de petits concerts et des soirées partage, où chacun peut venir être qui il est, dans la bienveillance et le soutien. J’aimerais que tu en sois.
Au plaisir de te rencontrer,
David
Et si le mensuel ne te convient pas ? Dis-le quand même. Le rythme d’un workshop par mois est celui qui se dessine aujourd’hui, mais certains préféreraient tous les quinze jours ou une fois par semaine. Indique ta préférence dans le formulaire : David en tient compte pour fixer le rythme définitif du groupe.
S’engager un an, ça se décide sur du concret plutôt que sur une promesse. Depuis 2023, David a animé 26 ateliers de rythme — 23 à la calebasse et 3 de harpe africaine et de voix — en France, en Suisse et en Hongrie. En petit comité comme en grand cercle de festival, le dernier au Nid en mars 2026.
Ces ateliers se sont tenus dans des cadres qui ont chacun leurs exigences :
Ce n’est pas un palmarès. C’est ce qui permet de te proposer une année sans la promettre à la légère : la manière de faire entrer un groupe dans le rythme a été éprouvée assez souvent, et dans des contextes assez différents, pour ne pas s’improviser en chemin. Un atelier de deux heures et un groupe suivi sur douze mois ne demandent pas la même chose — mais tu ne seras pas le premier cercle que David fait démarrer.
Festival, séminaire, école, temps d’équipe, événement associatif : l’atelier de rythme se déplace, et il change alors complètement d’échelle. C’est un format différent de celui du Nid — beaucoup plus large.
Le sol conditionne tout. Béton, carrelage, pierre ou bois plein : sans cela, les infra-basses ne sortent pas et l’atelier perd sa puissance. Une salle entourée de murs amplifie encore le son.
Tarif, jauge exacte et conditions sont établis au cas par cas selon le contexte : écrivez-nous.
Chanteur et musicien multi-instrumentiste, batteur percussionniste depuis l’âge de 4 ans. Il aime et explore le rythme sous de nombreuses approches, essentiellement en autodidacte et en expérimentateur dans son jeune âge.
Il suit le parcours du collège de Jazz in Marciac, puis obtient un prix de conservatoire de batterie à Toulouse en 2012. Il poursuit ensuite son parcours de musicien autour du monde. Il est aujourd’hui chanteur et multi-instrumentiste, notamment joueur de handpan — l’instrument qui relie la mélodie et le rythme.
C’est de cette double appartenance, la percussion et la voix, qu’est née sa manière de transmettre le rythme : par le corps, par le chant, et par la calebasse.
La méthode d’apprentissage du rythme à la calebasse créée par David : 7 h 30 de cours vidéo, 107 pages de supports et d’exercices, et un groupe d’élèves privé.
Voir la formation ↗Les calebasses sélectionnées, travaillées à la main et pyrogravées à l’atelier de l’association — avec leur tapis et leurs œufs.
Nous écrireUn accompagnement sur mesure, seul·e à seul·e, sur le rythme et la calebasse. Les autres rendez-vous du lieu sont dans l’agenda.
L’agenda du Nid